Aisne: le moustique tigre s’installe peu à peu.

29 avril 2018 - 4778 vues

L'Aisne fait partie des neuf nouveaux départements où la présence du moustique tigre a été décelée. Jusqu’alors, la région Hauts-de-France était relativement épargnée par le moustique-tigre. Dans son rapport 2018, publié mardi, le site d’informations Vigilance-Moustiques dévoile la présence, pour la première fois, de ce moustique particulièrement dangereux, dans neuf nouveaux départements, dont l’Aisne.

Il y est déclaré officiellement implanté et actif. Dans le Nord, le Pas-de-Calais et la Somme, l’insecte y reste en surveillance, sans qu’aucun spécimen n’y ait été intercepté ponctuellement. Quant à l’Oise, elle fait partie des départements où la présence du moustique a été constatée lors des cinq dernières années. 

Vigilance-moustiques s’inquiète surtout de la méconnaissance des habitants concernant cet insecte porteur de maladies comme le chikungunya, la dengue ou le zika. « Selon un sondage réalisé avec l’IFOP, 43 % des Français de métropole en zones concernées ne savent pas reconnaître un moustique tigre et seulement 4 % connaissent toutes les maladies qu’il peut transmettre », indique le site d’informations.

Le moustique-tigre est désormais présent dans 42 départements français, situés essentiellement au sud d’une ligne Bordeaux-Lyon.

Les risques d’une piqure. 

Si le moustique tigre est également appelé moustique du chikungunya ou moustique de la dengue, c’est parce la piqure de ce moustique tigre peut transmettre ces deux virus à l’homme. La transmission n’est possible que s’il a préalablement piqué une personne infectée par le virus.

Une centaine de cas de dengue ou de chikungunya est déclarée chaque année en France métropolitaine, mais il s’agit dans la très grande majorité de cas importés, c’est-à-dire que les malades ont été contaminés en dehors de la métropole puis sont revenus malades. Dans ce genre de cas, une déclaration est effectuée auprès des services officiels, qui déclenchent généralement une démoustication dans les alentours du domicile, du lieu de travail, et des lieux dans lesquelles la personnes infectée s’est rendue. Cette démoustication a pour objectif d’éliminer les moustiques tigres qui auraient pu piquer la personne malade, et qui auraient donc pu devenir porteurs de ces virus et débuter une épidémie de dengue ou de chikungunya en France métropolitaine.