Le-Hérie-la-Vieville: dossier complet sur l'affaire Tom / Derniers éléments.

02 juin 2018 - 12954 vues

LE RAPPEL DES FAITS.
Tom, le prénom de l'enfant de 9 ans, était parti cueillir des cerises lundi 28 mai, en fin d'après-midi. Il est alors en compagnie d'un ami "un peu plus âgé que lui", d'après France 3 qui cite une source proche de l'enquête. Selon des voisins interrogés par Le Parisien, "Tom et Alexandre, c'étaient les meilleurs amis. Ils jouaient tout le temps ensemble au foot dès qu'ils avaient du temps libre". Selon ces mêmes voisins, le soir des faits, "Tom était avec un de ses grands frères. Ils sont allés chercher Alexandre pour cueillir des cerises dans le jardin de la maison abandonnée", ce même jardin dans lequel le corps de l'enfant sera plus tard découvert.

L'enfant a été retrouvé "dénudé" selon le parquet de Laon, avec "simplement des chaussettes et un tee-shirt remonté au niveau du cou". Il présentait "un hématome important au niveau de la tête et (...) des traces de viol", mais "la cause de la mort n'est pas déterminée" à ce stade. Le corps du petit Tom a aussi "été aspergé avec de l'hydrocarbure", les enquêteurs ayant constaté "un début de combustion des végétaux qui entourent le corps". Un proche de l'affaire a détaillé au Parisien : "L'auteur du meurtre a essayé d'effacer les preuves sans réussir à brûler le corps".

La découverte du corps du petit garçon par les gendarmes, vers 23h le jour de sa disparition, a été un choc, y compris pour les gendarmes eux-mêmes. Un témoin cité par Closer raconte ainsi : "J'étais avec les gendarmes (...) quand le corps a été retrouvé. Ils m'ont demandé de sortir. Le gendarme qui l'avait trouvé avait les larmes aux yeux, il était sous le choc".

Le-Hérie-La-Vieville - Meurtre de Tom: le dossier complet
L'enquête sur le meurtre du petit Tom, 9 ans, dont le corps portant des traces de sévices sexuels a été retrouvé ce lundi près de chez lui au Hérie-la-Viéville avance. Le lendemain de la découverte de la dépouille, un suspect, Jonathan M., a été interpellé, placé en garde à vue pendant 48 heures, puis mis en examen pour "meurtre sur mineur de moins de 15 ans précédé ou accompagné d’un viol". Si dans un premier temps, lors de sa garde à vue, cet homme de 27 ans se murait dans le silence, il a finalement avoué aux enquêteurs avoir eu des "flashs", se remémorant avoir "frappé" l'enfant. Par ailleurs, il y a un élément qui intrigue ces mêmes enquêteurs : de mystérieux SMS que Jonathan M. aurait effacés le soir de la disparition de l'enfant, lundi dernier. Le principal suspect ne s'est pas exprimé sur ce sujet, révélé par le journal Le Parisien. "Perdu et abattu", selon une source proche du dossier, Jonathan M. risque la prison à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 30 ans.

Qui est Jonathan M. le principal suspect dans l'affaire du meurtre de Tom ?
Décrit comme un "marginal", Jonathan M., 27 ans, est suspecté d'avoir tué et peut-être même violé le jeune Tom, âgé de 9 ans. Celui qui a avoué depuis son interpellation avoir eu des "flashs" dans lesquels il se revoyait "frapper" l'enfant, et a été mis en examen et écroué jeudi, vivait de petits boulots ponctuels et habitait avec ses animaux "dans une maison près de l'église", comme le rapporte une habitante du Hérie-la-Viéville. Son casier judiciaire était jusqu'alors resté vierge. Non
inscrit au fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles, Jonathan M. avait cependant posté sur Internet fin mars un message pour le moins intriguant à la lumière des faits qui lui sont à présent reprochés, comme le souligne 20 Minutes. Dans ce message, il menaçait d'aller déposer plainte contre une personne qui, selon lui, voulait le "faire passer pour un violeur d'enfant" auprès de ses proches. Ce "gamin qui n'a jamais eu de chance" selon les mots employés par sa mère auprès de l'AFP, aurait connu des troubles de schizophrénie et aurait par le passé, selon sa soeur, interviewée par Le Parisien, "fait un séjour en hôpital psychiatrique".

Pourquoi Jonathan M. n'a-t-il pas été placé dans la maison d'arrêt la plus proche ?
Pour une raison bien précise, Jonathan M., mis en examen pour "meurtre d'un mineur de 15 ans précédé ou accompagné d'un viol", n'a pas été placé au centre d'arrêt de Laon (Aisne), pourtant le plus proche. La raison ? Selon L'Union, le père de Tom, le garçonnet retrouvé mort lundi dernier, est gardien de prison dans cette maison d'arrêt. La prison dans laquelle Jonathan M. réside n'est pas connue.

Jonathan M. accusé de pédophilie par le passé ?
L'Aisne Nouvelle a révélé que le 31 mars dernier, Jonathan Maréchal, le principal suspect mis en examen dans l'affaire du viol et du meurtre de Tom, s'était défendu sur sa page Facebook, d'accusations pédophiles : "M'accuser de pédophile, me faire passer pour un violeur d'enfants en bande organisée, ça, je n'accepte pas ce genre de rumeur gratuite et malsaine", avait-il répondu.

Le frère du suspect a assuré qu'il était "incapable de ça".
La soeur de Jonathan M., mis en examen pour le meurtre de Tom, a témoigné dans le Parisien. Celle-ci a été la baby-sitter du petit garçon retrouvé mort lundi dernier. "Je ne sais pas quoi en penser. Il était un peu marginal. Il a eu des problèmes, il a déjà fait un séjour en hôpital psychiatrique. La dernière fois que je l'ai vu, c'était dimanche, au comice agricole à Sains-Richaumont. Il avait l'air bien". Quant au frère de Jonathan M., il ne croit pas à sa culpabilité : "Je connais mon frère, il est incapable de ça".

La zone du crime survolée par un drone
Selon les informations de L'Union, les gendarmes chargés d'enquêter sur le meurtre de Tom ont inspecté la zone de la découverte du corps, au Hérie-la-Viéville (Aisne), par un drone. Une dizaine de gendarmes seraient toujours sur place, alors que la maison de Jonathan M., mis en examen dans cette affaire en tant que principal suspect, a été mise sous scellés. Le jeune homme de 27 ans a été mis en détention provisoire.

Le suspect du meurtre de Tom souffre de "problèmes de schizophrénie"
La mère de Jonathan, mis en examen dans le cadre du meurtre de Tom, a livré quelques informations sur l'état psychologique de son fils. Elle ne le croit pas coupable, mais elle a expliqué à l'Aisne Nouvelle qu'il avait "de graves problèmes de santé". Le jeune homme ne travaillait d'ailleurs pas à cause de "crises de schizophrénie"."C'est quelqu'un de très calme, mais quand il est contrarié il peut s'énerver très vite", a-t-elle ajouté.