Maubeuge: de nouvelles tensions au centre pénitentiaire ce dimanche.

21 janvier 2018 - 1388 vues

Le calme ne semble pas revenir dans les centres pénitentiaires de France. Hier, la prison de Maubeuge a fait l'objet d'un début de mutinerie. Si l'administration régionale pénitentiaire refuse d'employer ce terme, celle-ci a annoncé l'intervention des équipes spéciales d'intervention ce samedi 20 janvier dans l'après-midi à la suite d'un "mouvement d'excitation" d'une vingtaine de détenus, vingt-quatre selon les précisions de La Voix du Nord.

"Ce n'est pas une mutinerie : il y a un mouvement d'excitation d'une vingtaine de détenus par rapport à l'environnement de ces derniers jours", a déclaré Alain Jégo, directeur interrégional des services pénitentiaires. "Les Eris (Équipes régionales d'intervention et de sécurité, ndlr) sont intervenues, le problème est réglé, on a repris le contrôle de la situation", a-t-il ajouté.

Les syndicats, eux, qualifient bel et bien l'épisode de "mutinerie". Celui-ci a débuté aux alentours de midi, avec plus de cent détenus impliqués selon eux. "C'est sous haute tension, il y a eu des dégradations, des détenus ont bloqué les accès pour rentrer dans les ailes" de la prison, a déclaré Julien Martin, secrétaire interrégional FO pénitentiaire. La prison de Maubeuge, ouverte en 1990, comporte 400 places avec un quartier maison d'arrêt hommes majeurs (200 places) et un quartier de centre de détention (200 places).

Ce dimanche 21 janvier, selon France 3 Hauts-de-France, de nouvelles tensions se sont produites. «Cependant cette fois, le mot de "mutinerie" n'est pas utilisé par les syndicats. "C'est plutôt un refus de regagner les cellules. Les détenus étaient en promenade de 14h à 15h et refusent de quitter la cour depuis, malgré des discussions avec le personnel pénitentiaire", explique Christophe Muzzolin, secrétaire FO de l'établissement de Maubeuge. Rien à voir avec le "mouvement d'excitation" (comme l'avait défini Alain Jégo, directeur interrégional de l'administration pénitentiaire) de la veille. Il n'y a "ni violence, ni dégradation pour l'instant", selon Christophe Muzzolin.»