Vervins / Harcèlement scolaire: la vidéo alarmante d’un enfant de 7 ans...

08 novembre 2018 - 9757 vues

"J'ai envie de rejoindre le bon Dieu pour toujours et lui, qu'il arrête de me taper". Ces mots, ce sont ceux d'un enfant de sept ans qui, dans une vidéo diffusée sur Twitter, explique en sanglots être harcelé à l'école. "Depuis l'année dernière, il y a un petit garçon qui me tape tout le temps. Et aujourd'hui, c'est mon petit frère qu'il tape", livre l'enfant.

Visionnée des centaines de milliers de fois sur Twitter, la vidéo a ému les internautes. Selon les informations du Parisien, les parents de l’enfant ont déposé plainte en octobre. L’établissement en question affirme que les autorités compétentes ont été prévenues. 

MISE À JOUR 23h - Selon les informations du parquet de Laon, une plainte a été déposée le 13 octobre. Une semaine après, le mineur et plaignant et son frère ont été entendus. Et ce 8 novembre, ce sont l'enfant mis en cause et ses parents qui ont été entendus. Si, pour le moment, le dossier n'est pas complet et des auditions doivent encore avoir lieu, une source judiciaire proche de l'enquête, estime déjà que ce dossier sera classé sans suite. La vidéo "démontre un réel mal être" mais "les investigations qui ont été faites, en l'état, montrent que le ressenti du mineur ne correspond pas à la réalité des faits."

Ainsi, lorsque l'enfant évoque des violences dans la cour de récrée il s'agit, selon le personnel éducatif entendu, de "chamailleries". Et de prendre un exemple d'une partie de foot que le garçon de 7 ans a vécu comme une agression mais qui était en réalité un tacle lors d'une partie de football. Un fait a cependant pu être avéré : une boule de neige cachée dans le cartable en début d'année. "Une blague que peut faire un enfant à sept ans" explique ainsi une source judiciaire. Mais pour laquelle le personnel de l'établissement avait toutefois fait signer à l'auteur des faits un "contrat de comportement".

Cette même source judiciaire indique également que les enfants "ne posent pas de souci" dans l'école. Et de conclure: "La direction académique a mis en place des choses dans l’école, pour apaiser la situation, pour que l’enfant ne souffre plus. Mais nous ne sommes plus sur un volet pénal."

Du côté de l'Education nationale, le rectorat de l'académie d'Amiens affirme que les services départementaux et la Direction diocésaine de l'Aisne avaient été alertées par cette situation au moment des faits, et qu'ils l'ont suivie "dès son signalement en apportant leur soutien et conseils à l'école". Les parents de la victime présumée et de l'auteur présumé du harcèlement ont également été reçus par la direction de l'école qui a "mis en œuvre plusieurs mesures adaptées à l'âge des enfants", selon un communiqué de l'académie.