Timothée, habitant de l'Avesnois, a passé 12 jours sur le Belem !


09 mai 2024

Le Belem, parti de Grèce fin avril, est arrivé mercredi 8 mai en fin de journée à Marseille sous les yeux d'un public émerveillé. À son bord, la mythique flamme olympique. A 20 ans, Timothée, originaire d'Avesnes-sur-Helpe, réalise un service militaire volontaire à Brest. Il a eu le privilège de passer trois jours sur les fameux trois mâts.

Entretien 

À 20 ans, vous avez passé 12 jours sur le Belem, d'où venez-vous ? 

J'ai un parcours on ne peut plus simple. J'ai grandi à Avesnes-sur-Helpe où j'ai effectué l'entièreté de ma scolarité jusqu'à l'obtention d'un baccalauréat général il ya deux ans. Par la suite, je voulais m'engager dans les armées mais insatisfait de mon diplôme, je me suis mis à la recherche d'une formation professionnelle supplémentaire. C'est à ce moment-là que je suis tombé sur le Service Militaire Volontaire (dispositif d'insertion professionnelle pour les jeunes de 18 à 25 ans).

Parlez-nous davantzge de ce service militaire volontaire :

Je me suis inscrit au centre de Brest en tant que volontaire stagiaire (les premiers bénéficiant de ce dispositif et suivant une formation professionnelle qualifiante) en janvier 2023. Par la suite j'ai voulu me rendre davantage utile pour le centre (peut-être un souhait de remerciement ?), c'est donc pour ça que j'ai postulé pour un poste d'adjoint au recrutement et à l'insertion du CSMV Brest (emploi disponible au Volontaires Experts, les 2emes bénéficiaires du dispositif et occupant un emploi sous statut militaire).

Et c'est là qu'entre en jeu la fondation Belem ?

La fondation BELEM (choisie pour transporter la flamme olympique par voie maritime) a contacté le Centre du Service Militaire Volontaire de Brest pour proposer de fournir du personnel apte à encadrer un groupe de jeunes dans un milieu particulier : le milieu maritime. L'unité a répondu favorablement à cette demande et a donc lancé un appel à volontariat auquel j'ai répondu. Nous sommes 6 a avoir été retenus afin de suivre ces jeunes éclaireurs pendant ces 12 jours.

Comment se sont passées ces quasiment deux semaines à bord du Belem ?

Ces deux semaines ont été chargées, depuis notre départ d'Athènes et jusqu'à notre arrivée à Marseille. Nous avons eu la chance de passer par le canal de Corinthe (actuellement fermé pour travaux) exceptionnellement ouvert pour l'occasion. Par la suite, route vers l'Italie (peu importe que la météo le veuille ou non) où nous sommes passés par le détroit de Messine puis où nous avons passé une magnifique soirée au pied du Stromboli. Nous sommes tranquillement remontés vers la Corse puis vers la Côte d'Azur afin de prolonger la côte métropolitaine et arriver à Marseille. Nos journées étaient rythmées par les repas. Les matinées étaient essentiellement consacrées aux manœuvres et à l'entretien du voilier tandis que les après-midis étaient tous différents : un temps était dédié aux médias chaque jour afin de permettre aux jeunes éclaireurs de communiquer sur leur aventure et la traversée puis ces moments étaient suivis d'ateliers divers (présentation du SMV aux jeunes, présentation des métiers des différentes personnes à bord, ascension en haut des mâts du gréement, sorties en zodiac et misainier, etc...) sans oublier les fameux services repas, les quarts de nuits ainsi que les postes de propreté quotidiens.

Quels souvenirs marquants gardez-vous ?

En 12 jours, nous avons ressenti énormément de choses, en commençant par l'intérêt que l'on portait aux jeunes, de la fascination pour le navire mais aussi pour l'engagement des personnes autour de la traversée.
On ressent également de la joie et de la fierté, tant personnelle que professionnelle. Personnelle car on se dit que nous aussi nous avons participé à notre échelle au transport de la flamme olympique par voie maritime (une première dans l'histoire) et professionnelle car ces moments de partage entre les jeunes acteurs de leur parcours d'insertion et les encadrants du SMV nous avons permis d'en apprendre davantage sur leurs parcours personnel et professionnel puis de les aider en partageant un conseil, une expérience ou bien même en étant une simple oreille bienveillante.


De quelle manière allez-vous suivre ces jeux olympiques ?

J'ai prévu de supporter physiquement nos athlètes lors de certaines épreuves mais aussi depuis mon canapé devant la télévision.

Parlez-nous de cette arrivée du 8 mai à Marseille, synonyme j'imagine d'apothéose ?

Notre arrivée à Marseille fut chargée d'émotions, à la fois par la fin de cette aventure que par la passion de la flamme mais aussi et surtout par l'accueil que nous avons réservé les marseillais (et pas que). Tout au long de la journée, les marseillais ont su nous montrer leur soutien tant sur l'eau pendant la parade qu'à terre où ils étaient nombreux à célébrer notre entrée dans le vieux port. C'est vraiment à ce moment que nous avons pris conscience de l'importance que nous avions et de la confiance qui nous a été accordée pour un évènement tel que celui-ci. Ils ont su nous mettre les étoiles plein les yeux de par leur nombre, leur investissement et leurs acclamations positives à notre respect. Ce fut un moment tout simplement INOUBLIABLE !

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